Cryolipolyse

CRYOLIPOLYSE

Le traitement des amas graisseux localisés : bourrelets, ventre, culotte de cheval...

La cryolipolyse est la dernière des trois principales techniques utilisées pour réduire l’épaisseur du tissu adipeux. Les deux autres étant la lipolyse transcutanée, qui est une forme de liposuccion, et les ultra-sons focalisés. Le terme vient de « cryo » pour froid et « lipo » pour destruction. La cryolipolyse consiste donc à détruire la graisse par le froid.

Cryolipolyse INB Center à Narbonne
Cryolipolyse INB Center à Narbonne

Cette technique venue d’outre-Atlantique constitue la première méthode non-invasive (pas de chirurgie, pas d’aiguille, pas d’effraction cutanée). On doit sa découverte à deux médecins américains : Rox Anderson et Dieter Manstein. Le premier a démarré ses recherches à partir d’observations mentionnées dans des publications scientifiques. La plus ancienne, bien connue des dermatologues, montrait que les femmes pratiquant l’équitation de façon régulière par grand froid présentaient une perte de graisse à l’intérieur des cuisses. La seconde observation concernait les jeunes Américains suçant en excès des glaces à l’eau « popsicles » qui présentaient apparemment plus de fossettes au niveau des joues que les autres enfants et chez lesquels, on observait une certaine fonte graisseuse de cette partie du visage. On sait depuis longtemps que les cellules graisseuses (les adipocytes) sont, plus que les autres cellules de l’organisme, sensibles au froid, bien qu’elles sont censées nous en protéger ! Le gras gèle plus facilement que les tissus environnants. Les deux médecins, en concentrant leurs recherches sur l’adipocyte ont mis au point une technique permettant de déclencher une réaction ciblée : la cryolipolyse qui s’appuie sur un mécanisme naturel de l’organisme.

 

Son principe d’action est aujourd’hui bien connu : lorsqu’un adipocyte est soumis à un froid intense et prolongé, il libère une enzyme (l’enzyme est un catalyseur biologique, une substance qui favorise une réaction sans y participer directement) appelée caspase 3. Il s’agit de l’enzyme de l’apoptose, nom qui désigne la destruction naturelle de la cellule. Sous l’action du froid, la paroi de la cellule (l’adipocyte en l’occurrence) va s’invaginer sans se rompre. Les macrophages (nettoyeurs de l’organisme) vont digérer cet adipocyte dont les déchets sont ensuite ramenés via le système lymphatique jusqu’au foie où s’achèvera le processus d’élimination.

 

Dans la pratique, la technologie d’induction du froid repose sur un phénomène physique parfaitement documenté dit "effet Peltier" : un applicateur en forme de coque "aspire" (vacuum) le pli adipeux qui va se loger au fond de celle-ci puis un mécanisme comparable à une "pompe à chaleur" extrait de cette zone les calories et abaisse en quelques minutes la température de cette zone de 37°C à une température proche de 3°C.

 

La technologie CryoSlim® combine l’aspiration sous vide du pli adipeux par une pièce à main spécifique nommée « Cryode » et son refroidissement à une température comprise entre 3°C et 4°C. Il en découle une cristallisation des lipides contenus dans les adipocytes qui marque un point de non-retour dans l’évolution de ces cellules et tout cela, bien sûr, sans léser les tissus adjacents. Les adipocytes sont dès lors programmés pour une "mort lente" (l’apoptose) qui engendre une élimination par l’organisme de leur contenu sans altérer de façon significative le taux sanguin des lipides (cholestérol, triglycérides...). Le revêtement cutané s’adapte sans difficulté aux modifications morphologiques engendrées. D’ailleurs, le CryoSlim® propose trois programmes automatiques adaptés à différentes morphologies.

 

La cryolipolyse donne de très bons résultats sur le ventre, les flans (poignets d’amour), le dos, l’intérieur des cuisses, la culotte de cheval. La technique se pratique en une seule séance, sans anesthésie, ni scalpel, sans la moindre effraction cutanée et sans éviction sociale. Pour un bourrelet modéré, une séance, d’une durée d’une heure est habituellement suffisante pour obtenir, deux à trois mois plus tard, un résultat satisfaisant. Si le bourrelet est plus marqué, une deuxième séance peut être proposée. A la fin de la séance, la pièce à main est retirée du bourrelet qu’il va falloir masser.

 

Dans les suites, la zone peut rester rouge et oedématiée pendant quelques jours. Il n’y a aucun effet secondaire notable à souligner. La peau en regard de la zone traitée peut rester partiellement engourdie pendant environ 2 semaines, mais ceci est toujours transitoire.

 

Etant donné que l’applicateur-ventouse adhère seulement à certaines zones corporelles (abdomen, dos, etc.), pour l’instant, la cryolipolyse ne peut traiter la cellulite et ne concerne que le traitement des bourrelets localisés. En aucun cas, elle ne peut se substituer à un régime, si celui-ci est nécessaire. L’indication doit être bien posée : un bourrelet isolé très visible et une peau élastique. Quand on est ronde de partout, mieux vaut se tourner vers une autre technique. L’AdipoCryoApoptose permet, lorsqu’il s’agit de zones bien précises, d’éviter une liposuccion. Généralement, la majorité des patients voient leur couche de gras diminuer de 20 à 25 % en trois mois.